C'est un enseignement expérimental. Les pensées se trouvent au cerveau. Si on imagine que l'on change de tête (par greffe), quelles seront les réactions de cette nouvelle tête ?
*La prévalence des pathologies neurologiques.
Les pathologies sont fréquentes, c'est pour cela que l'on va faire une prévalence.
Aux USA (où la quantification des phénomènes sociaux est la plus avancée) :
La maladie d'Alzheimer : 3.000.000
L'épilepsie : 2.000.000
Les accidents vasculaires cérébraux : 1.800.000
(vaisseaux qui se bouchent : infarctus)
Les traumatismes crâniens et médullaires : 750.000
(médullaire : moelle épinière)
Les maladies du développement de l'enfant : 750.000
La maladie de Parkinson et apparentées : 500.000
*La prévalence des pathologies psychiatriques.
Aux USA (19 % de la population sont touchés) :
Les abus d'alcool et de drogue : 15.000.000
L'anxiété grave (anxiété pathologique) : 16.000.000
Les dépressions sévères : 10.000.000
Les schizophrénies : 1.500.000
**La prévalence est différente de l'incidence.
L'incidence est le nombre de nouveaux cas d'une affection pendant une période de temps donnée.
La prévalence est le nombre total de cas existants pendant une période de temps donnée.
Le nombre de cas incidents est toujours inférieur au nombre de cas prévalent.
*Les méthodes d'étude de la physiologie des comportements.
La physiologie est l'étude du fonctionnement normal.
1.Les interventions somatiques
Si on administre une hormone, on va noter l'intensité du comportement d'accouplement.
Si on stimule électriquement une région du cerveau, on va avoir des mouvements qui s'exercent dans l'objet cible.
Si on sectionne des connexions entre certaines parties du cerveau, on va apprendre par où passe la stimulation.
2.La stimulation sur le comportement
Si on met un mâle en présence d'une femelle, il y aura un changement du taux hormonal chez le mâle et chez la femelle.
Si on présente un stimulus sonore, on va avoir un changement de l'activité électrique et métabolique du cerveau.
Si on soumet un animal ou un individu à un traitement, on a des changements anatomiques dans les cellules nerveuses.
On peut faire des corrélations (qui n'est pas une relation de causalité) entre :
La taille du cerveau et les scores d'apprentissages.
Les taux hormonaux et l'intensité du comportement d'accouplement.
Les ventricules cérébraux et les symptômes de la schizophrénie.
Le ventricule est une poche liquidienne à l'intérieur du cerveau (il y en a 4).
*L'histoire de la recherche sur le cerveau.
Toutankhamon momifié, son c½ur a été laissé en place dans le thorax et son cerveau a été jeté car on pensait que toutes les pensées, les sentiments, etc. étaient dans le c½ur.
Pour Aristote, les capacités mentales étaient situées dans le c½ur, tandis que pour Hippocrate, elles étaient situées dans le cerveau.
A la renaissance, c'est le début de la compréhension de l'anatomie et de la physiologie du cerveau. D'ailleurs, Léonard De Vinci et René Descartes y ont fait des travaux.
Au 19ème siècle, il y a eu un enrichissement des concepts de la localisation des fonctions cérébrales. Il y a eu la phrénologie que l'on peut opposer à l'unit é de l'activité cérébrale.
Paul Broca a travaillé sur le langage et le cerveau en étudiant la localisation du langage dans le cerveau. Le centre du langage est localisé dans la partie frontale du côté gauche du cerveau : l'aire de Broca.
L'autopsie d'un aphasique montre la destruction de cette zone.
L'aphasie de Broca est une aphasie motrice (on veut dire bonjour et on dit un autre mot). Elle correspond aux lésions de l'aire de Broca.
L'aphasie de Wernicke est une aphasie de compréhension (on me dit bonjour et je ne comprend pas). Elle correspond aux lésions de l'aire de Wernicke.
En bref, tout cela abouti à de gros problèmes de compréhensions.
Le 20ème siècle est l'explosion des neurosciences dans les domaines de la biologie moléculaire (l'ADN, etc.), la physiologie, la pharmacologie, l'imagerie (on laisse les rayons X pour autre chose), la clinique et de la chirurgie.