La douleur, cette sensation commune, est cependant un phénomène neurobiologique complexe dont la définition et le rôle biologique ont été l'objet de nombreuses théories et polémiques.
Sa perception est habituellement liée à la prise de conscience d'une agression externe ou interne, menaçant l'intégrité de l'organisme.
Mais réduire la douleur à un signal d'alarme, à un système de protection, ne rend pas compte de toutes ses dimensions.
**Des conceptions anciennes aux conceptions modernes...
La théorie « douleur-signal » de Descartes remonte à 1664, transmission peau-cerveau.
En effet, la douleur permet d'éviter de s'exposer de manière prolongée à l'agression.
Réponse médicale simple : pour traiter la douleur, il faut trouver la cause du signal et la guérir.
Si persistance de la douleur : on s'adressait à la neurochirurgie, mais le succès s'en suivait toujours d'un échec.
Si la douleur n'est qu'un système d'alerte et de protection de l'organisme, comment expliquer les douleurs qui persistent après la guérison de la lésion initiale ?
Comment trouver une utilité de la douleur chronique qui finit par détruire l'individu ?
Pourquoi des lésions existent-elles sans être signalées par une douleur (ex : les douleurs cancéreuses ne surviennent qu'à un stade avancé de la maladie).
Les premières données neurophysiologiques modifiant la théorie de la « douleur-signal » ne datent que de la fin des années 60.
Il faut distinguer :
La douleur : qui est une perception complexe intégrée au niveau du cerveau et qui nécessite que l'on soit conscient.
La nociception : qui correspond au système qui permet de transmettre l'information douloureuse du site où elle se produit, jusqu'au cerveau.