Les pharmacodépendances ne sont qu'un aspect des dépendances. On est dépendant au niveau physique, affectif.
Mais il y a aussi des dépendances à la télévision, etc.
Les dépendances sont multiples : elles ont des implications sociales variées.
Il y a la dépendance psychique et la dépendance physique. Ces deux dépendances s'entretiennent.
*La dépendance psychique.
Il y a une compulsion à prendre de la drogue : c'est un besoin répétitif (au sens psychiatrique du terme).
Cette compulsion est soit pour un plaisir (comme la cigarette), soit pour éviter un déplaisir (un gros fumeur ne se sentira pas bien si il s'arrête de fumer).
La privation d'un produit entraîne une sensation de malaise, d'angoisse, allant parfois jusqu'à la dépression.
Une fois qu'elle a fini de consommer, la personne peut mettre du temps à s'adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d'un mal-être que la consommation visait à supprimer.
Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, à terme, peut permettre d'envisager la vie sans consommation problématique.
*La dépendance physique.
L'organisme fonctionne avec le toxique, il s'adapte au toxique, il ne fonctionne pas au mieux, mais il fonctionne.
Il réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un état de manque.
La privation de certains produits tels que les opiacés (contient de l'opium), la tabac, l'alcool et certains médicaments psychoactifs engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleurs avec les opiacés, tremblement majeur avec l'alcool, convulsions avec les barbituriques et les benzodiazépines (anxiolytiques ou hypnotiques).
Ces symptômes peuvent être accompagner de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation, etc.).
Lorsque q'une personne arrête de manière brutale ou progressive la prise d'une substance psychoactive, on parle de sevrage.
Pour libérer l'organisme du besoin de la substance sans les effets physiques du manque, les personnes pharmacodépendantes peuvent trouver une aide médicale et psychologique.
Il leur est proposé un traitement approprier qui peut prendre la forme d'un sevrage sous contrôle médical ou d'un traitement de substitution. Le suivi et l'accompagnement psychologique apportent une aide précieuse pour surmonter les difficultés du sevrage.
Généralement, ce soutient favorise et renforce les résultats attendus.
*La tolérance pharmacologique.
C'est la diminution de l'effet malgré le maintient des doses. Le phénomène de tolérance est différent de celui de la dépendance.
*La toxicomanie moderne.
Il y a les polytoxicomanies, les drogues sédatives et excitantes (parfois dans la même prise), les substances illicites, les médicaments, les substances passant rapidement au cerveau, usage des voies de pénétrations rapides (intraveineuses, sublinguaux, pulmonaire), usage de seringues.